- Le rapport des surfaces des deux métaux : le cas le plus défavorable est celui d'une grande surface cathodique (matériau le plus positif) électriquement reliée à une petite surface anodique (métal le plus négatif). La vitesse de corrosion du métal le plus négatif peut être multipliée par 100 voire par 1000. Un assemblage constitué par des plaques de fer fixées par des rivets en cuivre est beaucoup plus résistant à la corrosion que la configuration inverse (plaques de cuivre et rivets de fer).
- La conductivité du milieu corrosif conditionne la localisation des dégradations. La corrosion galvanique peut se produire dans des milieux très résistants, mais elle est dans ce cas localisée aux zones de contact entre les deux métaux. Inversement l'attaque est moins localisée en milieu conducteur.
- La résistance à la corrosion du métal le plus noble indépendamment de son potentiel, influe de façon considérable sur le comportement du couple bimétallique. Si le métal le plus noble se corrode, ses produits de corrosion risquent, par déplacement, d'accélérer la corrosion du métal le plus corrodable. Par exemple, les produits de corrosion du cuivre peuvent corroder l'aluminium. Il en résulte que le couple cuivre-aluminium qui présente une plus faible différence de potentiel que le couple or-aluminium est pourtant plus dangereux, l'or, incorrodable, ne présentant pas ce risque.
Quelques moyens de lutte contre cette corrosion : choisir des couples métalliques dont les éléments sont le plus proche possible dans le tableau ci-contre, éviter un rapport de surface défavorable, éviter, dans la mesure du possible, le contact direct de deux matériaux différents (à l'aide d'un joint, d'un isolant, d'un revêtement....), etc. |